Mardi 28 février 2012
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09:47
Si jamais un jour la vie t'agresse
que les heures te blessent et te laissent
derrière tes rêves qui s'éloignent
Et si le froid vient te glacer le sang
que tu veux fuir l'espace d'un instant
enfuyons nous que je t'accompagne
Berçons nous à la chaleur de nos corps
pour regagner le Sud, perdons le Nord
là dans notre pays de Cocagne
On s'en ira jeter sous l'horizon
l'encre de cette douce déraison
qui nous embarque et nous gagne
Ma bouche répétera tous tes mots
au bout de nos langues, à fleur de peau
dans l'étreinte où elles se rejoignent
Berçons nous à la chaleur de nos corps
pour regagner le Sud, perdons le Nord
là dans notre pays de Cocagne
Par Salinger
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Publié dans : divague à l'âme
7
Samedi 18 février 2012
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10:26
J'attends le lever du jour
cette lumière aux contours
ocre et un peu sauvage
des étés sans nuage.
J'attends dans chaque détour
guettant dans les arrière-cours
un rêve, un mirage
d'une ombre, d'un visage.
Et j'attends quelques éclats
un peu de je ne sais quoi
un horizon pas trop bas
dans ce monde si étroit
Et si je n'attends que toi
des semaines et des mois
et pauvre de nous, je vois
que la vie file cent fois.
J'attends ce tout petit rien
qui réchauffe aux confins
d'une nuit plus torride
dans les draps restés vides.
J'attends que vienne enfin
un peu de passé commun
une nouvelle ride
creusant ma peau aride.
Et j'attends quelques éclats
un peu de je ne sais quoi
un horizon pas trop bas
dans ce monde si étroit
Et si je n'attends que toi
des semaines et des mois
et pauvre de nous, je vois
que la vie file cent fois.

Par Salinger
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Publié dans : divague à l'âme
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Samedi 11 février 2012
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13:15
Je t'écris pour te dire
ce que je n'ai pas osé.
Je préfère te l'écrire
et que ça reste gravé
pour ne pas taire et fuir
nos silences échangés.
Je t'écris pour te dire
toute ma vie chamboulée
ce bonheur qui s'étire
même longtemps après
ce premier sourire
que tu m'as lancé.
Je t'écris pour te dire
tous mes plus grands secrets
mes peurs et mes désirs,
mes rêves dissimulés
et te laisser découvrir
mes sentiments mêlés.
Je t'écris pour te dire
que tu n'as rien volé
que je veux juste t'offrir
une tendre amitié.
Jette un œil pour lire
mes rimes embarrassés.

Par Salinger
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Publié dans : divague à l'âme
4
Samedi 28 janvier 2012
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13:02
Ne laisser pas même une ombre
sans un souffle, sans languir
pas d'épitaphe sur ma tombe
parti sans laisser un soupir.
Et brûler ce qui encombre
photos et les charmants sourires
et oublier votre monde
effacer jusqu'au dernier souvenir.
Je veux disparaître
comme un lâche, comme un traitre.
Je veux disparaître
vous abandonnant cette lettre.
Supprimer tous les indices
perdre les clés en cours de route
et brouiller toutes les pistes
en cultivant l'ombre du doute.
Vider mes comptes et ma carte
seul muni des rêves de jadis
je m'éloigne et m'écarte
le temps si lent, patient, complice…
Je veux disparaître
comme un lâche, comme un traitre.
Je veux disparaître
vous abandonnant cette lettre.
Par Salinger
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Publié dans : divague à l'âme
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Samedi 14 janvier 2012
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07:40
J'ai aimé te voir ici, te faufilant dans ma nuit
là sous mes draps, endormie, pour un instant de répit.
Lovés à l'abri ici des longs tourments de la pluie
qui pleure sur le crépis d'un entêtant clapotis.
J'ai aimé saisir ici et lire entre les non-dits
quelques troublantes envies, levant tous nos interdits.
Et j'ai succombé ici à ce long soupir exquis
noyé petit à petit sous nos corps enfin unis.
J'ai aimé lier ici nos ombres usées ainsi
court instant de poésie, d'amour, de mélancolie.
Je nous ai aimés ici à l'abri de cette pluie
qu'enfin elle nous oublie juste le temps d'une nuit.

Par Salinger
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Publié dans : divague à l'âme
3
Samedi 31 décembre 2011
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09:48
J'ai laissé chez toi
quelques indices
oubliés là-bas
avec malice.
Un peu de parfum
mèches coupables
posés l'air de rien
et qui m'accablent.
Un profond écho
d'éclats de rire
et nos souffles chauds
lentement expirent.
Nos silences sourds
et tous les non-dits
de plus en plus lourds
en mélancolie.
Le regard chagrin
le pas moins léger
me mène plus loin
sans me retourner.
J'ai laissé chez toi
quelques indices
des traces de moi
pour la police.

Par Salinger
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Publié dans : divague à l'âme
1
Vendredi 25 novembre 2011
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11:23
A pas de loup me rapprocher
dans tes nuits calmes et apaisées
Juste un souffle à ton oreille
pour troubler un peu ton sommeil
Quelques mots doux un peu plus forts
du bout des lèvres je te mords
que tu me vois, que tu m'entendes
c'est tout ce que je demande
J'irai épier ton ombre
ou chasser tes idées sombres
je peux tout faire de pire en pire
pour t'arracher un sourire
jouer les héros ou les zéros
et en faire toujours un peu trop
que tu me vois, que tu m'entendes
c'est tout ce que je demande
Dans le silence ou dans le bruit
trouver ma place dans ta vie
une frêle feuille morte
tournoyant devant ta porte
ou même chuter à tes pieds
en un geste désespéré
que tu me vois, que tu m'entendes
c'est tout ce que je demande
S'il faut provoquer pour cela
des accidents près de chez toi
paraître dans les faits divers
attirer un peu de lumière
et je peux hurler à la mort
pas de regrets, que des remords
que tu me vois, que tu m'entendes
c'est tout ce que je demande
Par Salinger
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Publié dans : divague à l'âme
7
Samedi 5 novembre 2011
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/11
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21:43
Où irons-nous après notre danse,
laisserons-nous la lumière s'éteindre,
combler nos heures de nos silences
et nos rêves doucement s'étreindre ?
Si fragile comme un instant volé
qu'on ne saisit qu'une fois disparu
et qu'on laisse parfois nous échapper
juste après que la musique s'est tue.
Les mots manquent leur cible si souvent
creusant tant de soupirs mal entendus
les nuits tendres ne durent jamais longtemps
comme nos corps qu'on ne laisse pas nus.
Plaintes et complaintes entremêlées
en des frissons guettant le petit jour
On en vient toujours à se demander
comment finir une chanson d'amour.
Par Salinger
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Publié dans : divague à l'âme
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Samedi 22 octobre 2011
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11:51
On a déjà tout dit
dans les chansons d'amour
les douleurs et les cris
toujours un peu plus lourds,
même les interdits
qu'on n'ose pas le jour.
Tout a été écrit
composé et chanté,
toutes les poésies
et quelques mélopées
couchées en mélodies
ou juste déclamées.
Et que me reste-t-il
encore à répéter ?
Comment garder le fil
de ces mots épuisés
en rimes faciles
que j'ai trop écorchées ?
Mais je voudrais dire
qu'une fois, juste un jour,
je veux m'enorgueillir
de ces mots de velours.
Qu'on me laisse écrire
une chanson d'amour.

Par Salinger
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Publié dans : divague à l'âme
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Vendredi 14 octobre 2011
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14
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18:00
J'aime le son de ta voix
même dans tous ses reproches
tes yeux furibonds et froids
quand alors je m'approche.
J'aime que tu ne vois que moi
que ton regard me décoche
tout ce que je sais déjà,
nos précieuses anicroches.
Même quand tu ne dis rien
tes silences et tes soupirs
tes gestes doux et fins
et tes éclats de rire.
Même ce que je devine
et ce que je ne sais pas
tout ce que j'imagine
j'aime tellement tout de toi.
J'aime ta peau cette nuit
et les prochaines qui suivront
les rêves que tu poursuis
et tous tes tabous profonds.
J'aime les caresser aussi
quand nous nous y abandonnons
que tu me laisses là, soumis
puni comme un grand polisson.
Par Salinger
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Publié dans : divague à l'âme
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