Dernier verre

Publié le par Salinger

L’éclat d’un beau clair de lune
Sur quelques pavés mouillés
Et entre nous deux aucune
Ombre vient nous séparer

Les bruits de nos pas résonnent
Au diapason de nos coeurs
Il fait si doux cet automne
Complice de nos pudeurs

Cette rue n’en finit pas
Martyrisant nos émois
À l’approche de chez toi
Dernier verre, pourquoi pas…

Des soupirs entre les mots
Le silence qui s’installe
La chaleur sous mon manteau
Ta voix douce si fatale

La promesse sans rien dire
Sous-entendus qui avouent
La nuit va nous accueillir
Toi et moi c’est déjà nous

Cette rue n’en finit pas
À l’approche de chez toi
Dernier verre, pourquoi pas
Quand l’amour s’invite là

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A
"Toi et moi c’est déjà nous", tes vers sont un souffle délicat, ils nous emmènent dans d'autres sphères, hors du temps.
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S
Bonjour Audrey,<br /> merci pour ce passage très touchant et ce commentaire si flatteur !
M
Ça fait un moment que je ne suis pas passée vous lire. Je constate que c'est souvent le dimanche que j'aime prendre le temps de me balader sur vos vers. Ce poème avec l'imagination qui l'accompagne me fait penser à un vieux film muet en noir et blanc où les mots importent peu et seuls les silences parlent et c'est beau. Merci de m'avoir permis cette brève évasion. C'est ça un bel écrit, faire rentrer les lecteurs comme dans un film pour qu'ensuite ils mettent du temps à en sortir. Beau dimanche à vous.
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S
Merci pour ces passages et commentaires bienveillants.<br /> N'hésitez pas à passer aussi les autres jours de la semaine ;)
C
Quel beau et tendre poème, j'adore vraiment la douceur de tes vers.... Bravo Monsieur !
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S
Merci ma chère !